C’est dans une ambiance particulière que s’est tenue la séance du Conseil communal de ce mois novembre. Pour une fois, les médias s’intéressent à l’exercice local… mais pourquoi ?

Thibaud Wyngaard a interrogé notre Bourgmestre quant à la répercussion de l’affaire dite du Kazakhgate sur l’image d’Uccle et sur la gestion communale. L’interrogé a d’abord refusé qu’on transforme cette question orale en interpellation ce qui aurait permis de laisser la parole à nos collègues. Celui-ci ne semble rien n’avoir à se reprocher et se dit quotidiennement présent dans la gestion communale. Nous pensons que, le temps de faire le point sur cette histoire, il serait bon qu’il fasse un pas de côté. Parallèlement à la perte de ses fonctions au sein du MR, en quoi resterait-il représentant des Ucclois-e-s ? Quelle exemplarité morale ? Le malaise persiste.

Pierrot Desmet a posé une question orale relative à la mise en place de la redevance stationnement. Depuis cet été, des milliers de cartes ont été accordées. Entre le 7 et le 22 novembre, 1457 redevances ont été délivrées. Les cartes concernant le personnel communal et les bâtiments communaux relèvent de la phase 2 du plan sauf quelques cas, dont un paiement partiel a été accepté.

Le groupe ECOLO a également déposé trois interpellations :

  • Serge Minet pour le CPAS : que faire de notre vulnérabilité ? En ce qui concerne l’intégration sociale, existe un contrat d’activation qui contient un projet d’individualisation avec des engagements et des devoirs pour l’allocataire. Toutefois, le contenu des projets n’est pas défini par la loi, ainsi, les CPAS en sont libres. De plus, peut se faire un service communautaire sur base volontaire. L’on ne cache pas les inquiétudes du secteur associatif.
    L’échevine a répondu qu’en la matière notre CPAS est précurseur et que le contrat est une pratique déjà bien connue à Uccle. Ce contrat social est passé entre le CPAS, l’assistant social, et le bénéficiaire du revenu d’intégration qui en devient acteur : il s’agit d’un premier pas essentiel, car établi après un dialogue. Il est à prendre en compte une augmentation de l’intervention financière dans le chef du fédéral. Le service communautaire est vu comme un outil en plus pour les assistants sociaux, permettant aux allocataires de retrouver une forme d’autonomie. Notre inquiétude : nous craignons le découragement général du milieu professionnel.
  • Pierrot Desmet relance une proposition déjà faite en 2013. Nous avons besoin d’une meilleure lisibilité pour les chemins piétons. Quid d’une réunion entre l’ACQU et les services communaux pour baliser les itinéraires ? Quelles concrétisations ? L’échevin nous annonce qu’actuellement, la commune se lance dans le projet PAV, qui s’organise autour d’un groupe de travail pour créer une cartographie qui déclinera les chemins (de liaison et le maillage piéton de base) les plus fréquentés.
  • Enfin, Maëlle De Brouwer s’est inquiétée du manque de connaissance de la Commune et des autres instances politiques par les citoyenn-ne-s. Comment pouvons-nous accepter qu’on élise ses représentant-e-s pour une tâche ignorée ? Si Uccle possède déjà des outils de rapprochement intéressants, comme ses organes consultatifs, ceux-ci peuvent être développés et de nouvelles initiatives peuvent également voir le jour. L’échevine a proposé d’organiser un groupe de travail pour réfléchir, majorité comme opposition à la question.

Saluons les deux interpellations citoyennes qui ont eu lieu :

  • La première concernait le tapage nocturne des Jeux d’Hiver : depuis leur habitat, hors du Bois de la Cambre, des citoyen-ne-s souffrent de nuisances sonores dues, entre autres, au non-respect des limites maximales autorisées.
  • La seconde demandait le classement du Manoir Pirenne, déposée à la Commission royale des Monuments et des Sites et nous a présenté un résumé du dossier, espérant avoir le soutien de la part de la commune.

(Compte-rendu rédigé par notre conseillère Maëlle De Brouwer)

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